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La Basse Rivière d'Ain: une rivière sauvage au tracé changeant

  • La rivière a changé: voila ce qu'on peut entendre dans la bouche des pêcheurs de la rivière d'Ain d'une année sur l'autre. Coulant sur un lit de galets et disposant de berges très érosives (galets sables limons...), la rivière d'Ain se transforme au fil des crues. C'est, entre autre pour cela, qu'elle est plaisante à pêcher, à découvrir et à redécouvrir.
  • Découvrez des coins de la rivière en suivant son tracé sur la carte et en cliquant

Cartes IGN de la Basse Rivière d'Ain

  • 3130 EST
  • 3131 EST
  • 3131 OUEST
  • La dynamique de la rivière:
  • La rivière fait des méandres, étant donné que sa pente moyenne est faible. Elle a tendance à creuser les berges concaves. A force de les creuser, les méandres s'allongent. Puis, en un jour, au gré d'une crue, celui-ci est coupé. L'ancien cours devient une lône, zone calme, généralement alimentée par des inflitrations ou un petit bras. Ces zones sont propices à la diversité biologique.

Exemple d'érosion des rives: Ici la rive gauche en amont de Gevrieux se déplace de plusieurs mètres par an.

Le méandre de Bublanne s'allonge d'année en année.

  • Mollon et Martinaz sont deux secteurs très proches, qui ont profondément été modifiés à quelques mois d'intervalle.
    • En Novembre 2002, crue de la rivière ( environ 1200m3/s), le méandre de Martinaz est coupé, la rivière vient butter contre la route, qui s'effondre lentement.
    • Mai 2003, l'ancien lit de la rivière à Mollon, s'assèche complétement, le lit principal devient l'ancien bras de Mollon
    • Au printemps 2005, suite aux fortes eaux du mois d'Avril, une nouvelle modification s'est opérée
  • Photos prises de la route de Martinaz, de l'endroit où elle s'est effondrée
  • Dessous, la route qui commence à se fissurer, puis l'effondrement progressif (plusieurs mois)
  • Mise à sec du lit principal en amont de Mollon en Mai 2003
  • Des poisssons pris au piège
  • Des pêches de sauvetage, plus de 70 truites de plus d'un kilogramme sauvées, et bien d'autres poissons. Aucun ombre ne s'est fait prendre au piège.
  • Déplacez la souris sur la photo au dessous à droite
Lit à sec

Nouvelles photos du secteur de Martinaz

  • Les ouvrages hydroélectriques sur la rivière

    Nom

    Vouglans

    Saut Mortier

    Coiselet

    Bolozon

    Allement

    Mise en service

    1968

    1966

    1970

    1931

    1960

    Volume utile

    419,5 Mm3

    1,07Mm3

    3.7Mm3

    4.72Mm3

    3Mm3

    Puissance Max

    285MW

    44MW

    41MW

    23MW

    32MW

    Production annuelle moyenne

    180GWh

    75GWh

    110GWh

    90GWh

    11GWh

    Débit Max

    353m3/s

    220m3/s

    240m3/S

    190m3/s

    220m3/s

    Hauteur le l'ouvrage approximative

    110m

    20m

    20m

    15m

    30m

    Altitude

    430-320

    330-310

    300-280

    285-270

    270-250

  • Tous ces ouvrages ont pour conséquence de bloquer le transit des matériaux (graviers et galets) s'effectuant naturellement de l'amont vers l'aval au gré des crues et ainsi provoquent l'enfoncement du lit de la rivière. Ainsi, à l'aval des barrages, les granulats emportés par les crues ne sont donc pas remplacés, laissant apparaître les plaques d'argile communément appelées marnes . Par un phénomène de vases communiquant la nappe phréatique s'abaisse.
  • Les données hydrologiques de la basse rivière d'Ain.
    • Le bassin versant: environ 1500km²
    • Le débit moyen annuel est très variable. 190m3/s en 1970, 60m3/s en 1964 la moyenne établie de 1960 à 1980 est de 120m3/s. En résumé de grandes amplitudes de débit au cours des années
    • les grandes crues
      • 25/02/1957 2230m3/s
      • 24/12/1918 2230m3/s
      • 16/02/1928 2100m3/s
      • 12/11/1950 2050m3/s
    • Crue biennale=950m3/s
    • Crue quinquennale=1440m3/s
    • Crue décénnale=1750 m3/s
    • Crue cinquantenale=2500m3/s
    • Crue centenale = 2750m3/s

Ci dessous des photos de la dernière grosse crue de Novembre 2002: 1200m3/s

Pont de l'autoroute A42 à Pont de Chazey lors d'une crue

Niveau courant de la rivière environ 50m3/s

Lavoir de Martinaz inondé

Le lavoir en temps normal

  • Les principaux affluents de la Basse Rvière d'Ain
    • L"Albarine: module 6,3m3/s. La rivière se perd à l'étiage du côté de Bettant. Phénomène constaté 102j/an, aggravé par les pompages dans la nappe
    • Le Suran: module 6,7 m3/s
    • Le Toison: module 1,14 m3/s
    • Le Neyrieux+ Pollon: module 0,67 m3/s. Ces deux cours d'eau sont très proches, ils sont le résultat de la résurgence de la nappe.
    • Le Seymard: module 0,17m3/s, débit en relation directe avec la nappe.
  • Des données sur l'enfoncement du lit

    Point de départ

    Point d'arrivée

    Enfoncement depuis 1920

    Oussiat

    Pont d'Ain (Rn)

    -0,61m

    Pont d'Ain (RN)

    Pont de priay

    -1,6m

    Pont de Priay

    Pont de Gévrieux

    -0,39m

    Pont de Gévrieux

    Pont de Villieu

    +0,49m

    Pont de Villieu

    Pontb de Chazey (Rn)

    +0,01m

    Pont de Chazey

    Pont de Blyes

    -1,15m

    Pont de Blyes

    Pont de Port Galland

    -1,56m

    Pont de Port Galland

    Confluent

    -1,54m

Les conséquences de l'enfoncement sont, le drainage de la nappe et l'uniformisation de la rivière. Ce phénomène a été accentué par la création d'enrochements qui en canalisant des portions de la rivière ont accentué la vitesse d'écoulement.